La Belle au Bois Dormant

La Belle au Bois Dormant

Titre: La Belle au Bois Dormant

Titre Original: Sleeping Beauty

Année: 1959

Box Office: 9 464 608 $ (USA)

Réalisateur: Clyde Geromini, Wolfgang Reitherman, Eric Larson

Scénaristes: Erdman Penner, Joe Rinaldi, Winston Hibler, Bill Peet, Ted Sears, Ralph Wright, Milt Banta

Récompense(s):Nominations meilleure musique aux Oscars et Grammy Awards (1960)


Casting: Mary Costa (Aurore), Bill Shirley (Philippe), Eleanor Audley (Maléfique), Verna Felton (Flora), Bill Thompson (Hubert), Taylor Holmes (Stefan)

Synopsis: Le film raconte les mésaventures de la jeune princesse Aurore, qui se retrouve maudit par Maléfique, sorcière de son état, dès sa naissance. Elle lui jette un sort particulièrement cruel: avant ses 16 ans, elle se piquera avec une aiguille et mourra sur le champ. Chassée du royaume, Maléfique ne perd cependant pas espoir de retrouver Aurore, disparue depuis ce jour fatidique. Mais en réalité, ce sont 3 bonnes fées étourdies qui l'ont élevés comme une paysanne pour éviter qu'elle rencontre l'amour et ne tombe dans un sommeil profond avant la venue d'un prince charmant. Lors de son anniversaire, alors qu'elle tente de revenir à son statut de princesse, Aurore rencontre un jeune prince dont elle tombe amoureuse. Malheureusement pour elle, Maléfique a compris le stratagème des fées et se prépare pour sa vengeance.

Critique: "La belle au bois dormant" fait bien sûr parti du panthéon des films cultes Disney. La raison principale ? Il date de 1959, soit un des plus vieux du studio d'animation, aux côtés de "Cendrillon" et "Blanche Neige". Mais franchement, est-ce une raison suffisante pour placer ce film comme l'un des meilleurs jamais faits ? En aucune façon, à la vue d'un résultat maigre, ne cherchant jamais la magie et la féerie présente dans d'autres films. Un parti pris de Walt Disney qui se révèle finalement encombrant et inutile.

Ne vous fiez surtout pas au titre et aux cinq premières minutes (lamentables en soit, surtout après l'ouverture et son livre – réel – dont les pages se tourne une par une): on pourrait croire que le conte de fée va prendre un contre-pied total avec ses prédécesseurs, alors qu'il se révèle d'un classicisme déconcertant. La belle Aurore est donc belle et bien réveillée pendant 50 minutes de film, avant le quart d'heure final où son prince charmant va tenter de la sauver. Et pendant toutes ces parties du film, on se demande ce que le film aurait pu être avec un vrai retournement de situation, à savoir la quête d'un prince à la recherche d'une princesse non maîtresse de la situation. Mais c'est peut être trop loin des objectifs du long métrage: plaire à la gentille famille en lui faisant parfois peur et en ridiculisant les personnages pour mieux faire rire.

Pour la première fois, un Disney possède des seconds couteaux insignifiants. Il faut dire que les fées, au nombre de 3, ne sont pas le meilleur atout du film, et occupent une place de confidentes très importante. Ne pouvant pas rester tranquille plus de 2 minutes dans un même place, ces boules de nerfs ambulantes tentent de faire des jeux de mot impressionnant de nullité et apportent à toutes les séquences une inutilité sans précédent. Le pire reste leurs conversations à 3, discutant dans le dos d'Aurore de sujets vides, surtout lorsqu'elle se rende compte qu'elles peuvent utiliser leurs baguettes magiques pour faire une robe et un gâteau. Mais finalement, dès leur apparition, on se dit qu'on va passer un mauvais moment: lorsqu'elles donnent des pouvoirs, on entre dans une sorte de mini galaxie où leurs paroles sont retranscrites en chanson (au cas où on aurait pas compris ce qu'elles font) avant de retomber sur le bébé Aurore, lui apportant beauté et voix parfaite. Le must reste leur conversation où elles réfléchissent sur la malédiction d'Aurore et pensent qu'il serait mieux de la transformer en rose. Hilare, le spectateur peut vraiment se demander si les fées sont là pour apporter quelque chose à l'histoire ou juste pour faire jolie. Au vu des autres personnages, on se poser la question.

En toute sincérité, même le reste est assez consternant. Le récit, mal rythmé, ne sait pas utiliser tout son potentiel et transforme les scènes parfois bien écrites (la bataille de fées dans leur petite maison) en des pastiches de contes de fées, accumulant quelques clichés. Des clichés parfois "efficaces", parfois non. Dans le premier cas, il s'agit essentiellement de la séquence où une partie des animaux de la forêt s'amuse avec Aurore, allant même jusqu'à déguiser un hibou avec une cape et des bottes. Des animaux animés parfaitement, tout comme la robe d'Aurore ou les décors incroyablement fluides et profonds. L'autre cas de personnages apparaissant est dû à un remplissage pur et dur, symbolisé par ce pauvre prince qui se voit relevé son intérêt dans la dernière partie du film, 15 minutes exemplaires où on voit comment la quête aurait pu être traité avec 30 minutes de plus. Se battant contre un dragon et tentant de rejoindre Aurore, le prince est vu tout le reste du film comme un type qui ne sait pas où il est, attiré par une voix au loin et qui communique avec son cheval (ah oui, les animaux comprennent le langage des humains et font de l'humour). Il n'hésite d'ailleurs pas à danser avec elle de façon totalement ridicule, pensant la séduire en 2/3 mouvements, juste en disant qu'il a rêvé d'elle. Si c'était aussi simple dans la vie réelle, on le saurait, et pourtant ce stéréotype usé jusqu'à la moelle (tu es belle, tu es princesse, je t'aime) dans les contes de Perrault est aussi une propriété de "La Belle au Bois Dormant".

La seule à s'en sortir, que ce soit dans son univers à part ou dans son traitement, est Maléfique. Une méchante charismatique, diabolique, avec des airs hautains et fantasmagoriques. Le style de décor l'entourant colle parfaitement à ce personnage: une ambiance verdâtre et oppressante, un château d'une noirceur incroyable, et des détails graphiques très travaillés. En plus de cela, son entourage reste particulièrement noir (des cochons sur pattes et un corbeau un peu trop intelligent) et même dans la moindre de ses paroles ou actions, elle dégage un sadisme incroyable. La preuve avec sa première apparition, où elle n'hésite pas à maudire un petit bébé qui se tient devant elle avant d'éclater de rire devant ses parents, ou même à hypnotiser la pauvre héroïne pour l'endormir une bonne fois pour toute. La seule grosse qualité du métrage ? Assurément.

Il faut aussi rajouter des dialogues approximatifs et creux, d'autres personnages inutiles (l'accord entre les deux rois, qui va obliger Aurore à se marier avec un inconnu, mais on voit le truc arriver dès le début: l'inconnu est en faites le prince dont elle est amoureuse, donc tout est bien qui fini bien) et surtout des chansons inaudibles et toujours aussi niaises. Reste la magnifique Maléfique, quelques bonnes idées (dans les peintures de fond par exemple) et des blagues qui marchent parfois (la couleur de la robe qui change même dans la danse finale à cause des fées bleues et roses). Mais le reste vole bien bas.



# Postato mercoledì 18 luglio 2007 14:18

Modificato mercoledì 18 luglio 2007 14:43

Les Voyages de Gulliver

Les Voyages de Gulliver


Titre: Les Voyages de Gulliver

Titre Original : Gulliver's Travel

Année: 1939

Box Office: ??

Réalisateurs: Dave Fleisher, Willard Bowsky

Scénaristes: Dan Gordon, Cale Howard

Casting: Sam Parker (Gulliver), Jessica Dragonette (Glory), Lanny Ross (David), Jack Mercer (King Little)

Récompense(s):Nomination Oscars de la meilleure musique et meilleure chanson (1940)

Synopsis: Gulliver, rescapé d'un nauvrage non loin de l'île de Liliput, est recueilli par des petits êtres teigneux mais sympathiques. Ce géant au milieu de ses minuscules amis va alors faire face à une guerre civile opposant les deux royaumes voisins.

Critique: Bien avant la merveilleuse adaptation télévisée de l'½uvre de Jonathan Switz, la Paramount avait tenté de faire son entrée en la matière avec un film d'animation, devenu une sorte de "pionnier" aujourd'hui, réalisé par les créateurs de "Betty Boop" et "Popeye". Un peu à tort vu que le film a considérablement mal vieilli depuis le temps. Les meilleures ½uvres sont certes intemporelles, mais pour ces "Voyages de Gulliver", le spectateur d'ajourd'hui est obligé de le regarder avec les yeux des spectateurs de l'époque pour ne pas être agacé par des défauts aujourd'hui bien dépassés. Et c'est justement une grande erreur qui prouve que ce film ne pourra réellement jamais devenir un classique.

Le dessin animé prend le parti pris de n'adapter que le premier voyage de Gulliver, qui dans le livre d'origine part ensuite vers 3 autres univers pour finalement revenir chez lui. Cette première partie constitue donc un film longuet d'une heure et quelques, où Gulliver se réveille au royaume des lilliputiens, des êtres de la taille de microbes face à ce géant. Il va faire la connaissance d'un roi pacifiste et de son rival odieux, enclenchant une guerre sans merci.

Malgré le fait qu'une heure et des poussières pour un passage aussi peu mouvementé est bien entendu hasardeux et casse-gueule, le récit se montre plutôt bien enlevé, surtout dans sa construction ne mettant justement pas en valeur le géant, qui se réveille après plus de 30 minutes de métrage. Le principal arc scénaristique concerne la guerre entre les deux royaumes lilliputiens, entraînant dans une sous partie la séparation de la princesse Glory et son bien-aimé, tout les deux opposés par les différences entre les royaumes (bien après un certain "Roméo et Juliette"). D'ailleurs, il est intéressant de constater que le film est uniquement composé de séquences mêlant les deux ennemis avec un vrai sens, non pas du rythme, mais de l'avancement de l'intrigue: le début de la guerre, la séparation des amants, la découverte de Gulliver, son réveil, la guerre en elle-même, les retrouvailles cachées, puis une dernière intrigue totalement ridicule arrivant à quelques minutes de la fin concernant 3 bandits ayant voler une arme et travaillant pour le roi adverse, avant le happy-end final et le départ de Gulliver.

Les autres qualités du métrage ne sont pas franchement extraordinaires, et sont surtout dus à une sorte de nostalgie face au produit final et aux personnages. Car c'est bel et bien grâce à eux que l'on éclate de rires par moments: un roi ultra timide et complexé, son conseiller rapide possédant la même voix que Donald Duck, la princesse Glory cloîtrée sur son balcon avec ses mimiques hilarantes (faites bien attention à son relevé de main exceptionnel), le prince qui ne sait que chanter "Forever" à tout va, ou encore les trois petits brigands faisant penser aux Marx Brothers. Mise à part cela, des scènes grotesques mais amusantes et un assaut du géant très bien réalisé (plus de 10 minutes quasiment parfaites), le film ne s'inscrit pas vraiment comme un classique intemporel. La faute à une animation trop marquée (tout les studios font la même chose à l'époque) et à des situations qui ont très mal vieillis, tout comme le personnage du gros et bon Gulliver avec son sourire ridicule et ses airs beaucoup trop grossiers par rapport aux autres.

Mais "le Voyage de Gulliver" sait aussi placer une satire inattendue de la part d'un dessin animé aussi vieux et aussi peu engager dans le reste de son récit. C'est bien évidemment dû à la force politique de Switz, visiblement très inspiré par le "Gargantua" de François Rabelais et autres récits faisant preuve d'une satire et d'une ironie envers son époque. La guerre est donc le principal intéressé dans la critique de l'auteur, puisque est remis en question non seulement les raisons futiles de la guerre (c'est le choix de la chanson d'un mariage), mais aussi leurs conséquences et leurs répercussions sur un pauvre couple qui n'a jamais rien demandé, et qui subit plus qu'autre chose les réactions de chaque camp sans pouvoir se rejoindre. Le conte de fée est bien en dessous de cette guerre, au centre de tous les conflits, puisque Gulliver lui-même va y participer. De ce point de vue là, le film rend bien compte de toutes les idioties, de l'hypocrisie et de l'acharnement des rois pour pouvoir profiter d'une chanson en dépit de l'amour de leurs enfants ou de la sûreté de leur royaume.

Mais au final, on s'ennuie fortement. Le résultat est moins catastrophique qu'à priori, grâce notamment à des lilliputiens sacrément drôles et à une verve satirique envers la guerre et l'utilisation du pouvoir. Sinon, ça a pris un sacré coup de vieux.




# Postato mercoledì 18 luglio 2007 14:27

Modificato mercoledì 18 luglio 2007 14:47

La Rose de Bagdad

La Rose de Bagdad

Titre: La Rose de Bagdad

Titre Original: The Singing Princess / La Rosa di Bagdad

Année: 1949

Box Office: ???

Réalisateur: Anton Gino Domenighini

Scénaristes: Lucio de Caro, Nina Maguire, Tony Maguire

Récompense(s):

Casting: Julie Andrews (Zeila), Patricia Hayes (Amin), Arthur Yung (Oman), Stephen Jack (Jafar), Howard Marion-Crowford (Narrator)

Synopsis: Dans un monde où le royaume est vivement critiqué par la population alentour, la jeune princesse Zeila et son guitariste apportent tout deux une touche de paix dans tout les affrontements, empêchant ainsi les émeutes. Mais un jour, pour pouvoir l'épouser, un terrible sorcier enlève le musicien et emprisonne la jeune fille contre son gré. Aidé d'un sultan délirant et de 3 magiciens loufoques, le musicien va devoir tout faire pour rétablir l'ordre du royaume et éviter une guerre.

Critique: Voilà un bien vieux film à peu près indisponible partout dans le monde, même dans son pays d'origine, l'Italie. Un manque de médiatisation qui s'explique d'une part par les influences douteuses du film (qui se déroule à Bagdad, alors qu'il est Italien et redoublé officiellement par une Américaine), mais aussi par son apport minimaliste dans l'univers de l'animation. Mais pourtant, il faut bien avouer que si on est fan par une quelconque manière, l'absence de DVD sur le marché doit bien agacé.

Autant le dire tout de suite: "The Singing Princess" a tout simplement très mal vieilli. Bien entendu, on est obligé de juger sur les quelques transferts de VHS existant, mais même dans son atmosphère globale, on sent qu'il se fait non seulement kitsch, mais aussi très lourd dans son déroulement global. Ne dépassant pas les 1h10, le métrage emprunte différentes voies particulièrement surprenantes pour ensuite les effacer ou les bâcler. C'est dommage, surtout qu'on a vu des films plus vieux garder une réelle force dans leur récit et leur mise en scène. Ici, mis à part une première séquence (en voix-off) partant du titre pour arriver sur une tour, rien ne semble avoir été travaillé techniquement, pas même la réalisation ou la musique agaçante au fur et à mesure.

Le film part d'abord comme une leçon de paix à travers cette princesse qui chante (et ne fait d'ailleurs que chanter dans le film pratiquement). Oui, la musique c'est beau, ça adoucit les m½urs, ça empêche les guerres, mais voir une jeune fille se balader pendant plus de 5 minutes dans son jardin accompagné par un minuscule guitariste sans aucune dimension artistique, ça gonfle, et pourtant c'est l'une des premières scènes du film. Viennent ensuite deux axes différents, qui appartiennent tout deux à deux genre de dessins animés spécifiques: la manipulation du pouvoir (on a vu ça dans la moitié des contes de fée, avec un magicien étrange qui oblige la reine à se marier) et le fantastique. Un fantastique symbolisé par un vieux papy ignoble, ressemble à deux gouttes d'eau à la vieille reine dans "Blanche-Neige", et qui (attention) peut s'envoler comme un oiseau et faire des combats avec 3 autres papys (sic.). Nous avons d'un côté le refus de la princesse quant à son mariage avec le sorcier maléfique, et de l'autre le petit guitariste devenu noir (oh mon dieu il est noir !) qui doit retrouver sa couleur et révéler au sultan le plan diabolique.

La seule grosse qualité de cette intrigue, outre le fait qu'elle soit à la fois rapide (ce qui est un défaut puisqu'on ne s'attache à rien du tout) et très simple (d'un côté le méchant, de l'autre le gentil), est la présence des 3 magiciens totalement déjantés, les seuls capables de décrocher quelques rires au spectateur lambda devant le spectacle proposé. Ce sont véritablement un trio qu'on nous offre là, avec des gags récurrents plutôt sympa (les papys se succèdent à la fenêtre pour complimenter la princesse) avant de devenir des chevaliers servants ridicules, prêt à sauter dans une fontaine pour trouver de l'eau. Le reste du métrage est plus que inégal, comme je l'ai dit: les décors sont délavés, l'atmosphère est insipide, et on ne sent aucun entrain lorsqu'on regarde ce spectacle pendant une heure. A part quelques personnages bien animés (la princesse, sûrement le seul en faites) et un minimum syndical de gags, il n'y a rien à retirer du métrage, et c'est bien dommage.

Beaucoup d'attente pour rien se dit-on, lorsque le feu d'artifice explose devant l'écran et que tous les personnages sont contents de s'être retrouvé. Longuet, mal fait et lourdingue à souhait, "The Singing Princess" mérite t'il vraiment un coup d'½il ? Au moins pour se faire une idée d'un long métrage d'animation italien, dont la France n'a rien à envié.



# Postato mercoledì 18 luglio 2007 14:34

La petite sirène

La petite sirène


Titre: La Petite Sirène

Titre Original: The Little Mermaid

Année: 1989

Box Office: 109 859 444 $ (ressortie USA 1998), 1 703 491 £ (UK)

Récompense(s): Oscars de la meilleure musique et de la meilleure chanson originale (1990), BMI du meilleur compositeur (1990), Golden Globes de la meilleure chanson et de la meilleure composition (1990), Grammy de la meilleure composition (1990), Satellite Awards du meilleur nouveau dvd (2002)

Réalisateur: Ron Clements, John Musker

Scénaristes: Roger Allers, Ron Clements, John Musker

Casting: Jodi Benson (Ariel), Pat Carroll (Ursula), Christopher Daniel Barnes (Eric), Roger Auberjonois (Louis), Buddy Hackett (Scuttle), Kenneth Mars (King Triton), Kimmy Robertson (Alana)

Synopsis: Ariel est la plus jeune sirène du roi Triton. Elle est la seule à éprouver une fascination pour le monde interdit, à savoir celui des Hommes. Le problème est qu'elle tombe amoureuse (elle est pas très douée la pauvre) en un regard d'un jeune prince. Lorsque son bateau prend feu lors d'une tempête, elle le sauve de la noyade et décide d'aller sur le monde des Hommes pour passer du temps avec lui. Elle passe un accord avec Ursulla (là encore, allez voir celle qui veut tuer son père depuis bien longtemps, c'est pas très intelligent) pour être doté de jambes et aller à sa rencontre. Sauf que si au bout de trois jours, elle ne reçoit pas un baiser d'amour de la part du prince, elle appartiendra à Ursulla à tout jamais

Critique: Dur Dur Dur de commencer par cette phrase une critique sur ce "chef d'oeuvre" acclamé partout dans le monde et monté au statut de dessin animé culte: je n'aime pas "La Petite Sirène". Et après avoir découvert le dessin animé original (l'excellent "Marina la petite sirène"), j'ai décidé de redonner une chance au film de Disney. Mauvaise nouvelle: c'est encore pire que dans mon enfance.

Mêmes enjeux que le film d'origine japonaise, mêmes traits de caractères, mais pas mêmes combats: la copie surestimée dépasse son prédécesseur car il est plus connu. Et cela se voit sur les plans de l'histoire: tout est fade et mal rythmé. A croire que l'on préfère copier les mauvais éléments d'un matériau de base riche en bonnes idées.

Forcément, Ariel a beaucoup d'amis, qui tentent quasiment tous de l'éloigner de sa curiosité maladive, mais elle ne les écoute jamais. Le lot de personnages secondaires remonte le film dans mon estime, surtout deux très spéciaux: le requin (qui, par ailleurs, ressemble à un invertébré dans le film) et Max, le chien du prince. Les deux personnages qui ne parlent pas en somme. Mais face à eux se trouvent quelques visages sympathiques: Sébastien le homard râleur et pleurnichard (doublé par une voix de black horripilante), Polochon le poisson lune, le roi Triton et sa classe impériale, les soeurs d'Ariel toutes plus cruches les unes que les autres, la transposition excellente d'Ursula (qui devient un personnage sacrément charismatique) et ses deux murènes sadiques (rappelant fortement le serpent du "Livre de la Jungle"), ou encore le conseiller du Prince malade en mer. Tout un tas de personnages éclipsés les uns après les autres, dont les caractères se développent soit en parallèles de l'histoire principale d'Ariel (c'est le cas du roi très protecteur, qui nous inflige quelques scènes en plus) soit au beau milieu de l'intrigue, ce qui marque réellement un changement dans le rythme qui devient d'un coup plus subtil et moins exagéré.

Car il faut le dire, il est déplorant de voir à quel point les réalisateurs de ce dessin animé se sont dits qu'il fallait mieux mettre tout un tas de bruitages et d'exagérations amusantes pour faire rire le jeune spectateur. C'est évidemment le cas dans la moitié du film: Polochon se coince quelque part et sort de son trou avec un "Plop", Sebastien tombe dans des casseroles et ça fait "Clac", et la liste est encore longue. Où est donc passée la subtilité présente dans les anciens métrages ? Où est passée l'inventivité de l'histoire ? Sûrement dans les crédits musicaux, étant donné l'abondance de musiques (pas autant que dans "Poucelina", mais quand même), ou dans justement les procès pour démontrer que le film n'avait pas copié un autre film.

Devant la nature de ce projet, on regrette encore plus que la fin tragique ou les choix troublants soient si vite réglés. Ainsi, lorsqu'un ultime obstacle se dresse devant Ariel (à savoir Ursula hypnotisant le prince pour empêcher le mariage), c'est une attaque de dauphins et de mouettes qui suit cette séquence de quelques minutes à peine, et tout devient si limpide que l'on sait déjà comment cela va se finir. Néanmoins, une note d'espoir parvient au seul spectateur ennuyé (à savoir moi) lorsque le soleil se couche et que le baiser n'a jamais été donné. Pour une fois, l'héroïne n'arrivera pas à effectuer sa tâche initiale, et c'est donc à un affrontement et un sacrifice final que l'on a droit. Tout reste stéréotypé à souhait (Triton se sacrifie pour sa fille, puis Ursula devient Reine de l'Océan, se fait vaincre, le roi reprend sa couronne et donne à sa fille l'occasion d'être heureuse en humaine et non en sirène), mais cela est plus charmant que le début du film qui traîne sacrément en longue (35 minutes pour arriver sur Terre avec des jambes, c'est long).

On peut donc me traiter de tous les noms possibles, de mauvaise foi, de crétin fini, mais je n'aimerais toujours pas ce film. Question de goût. Soit je suis vraiment incapable de juger réellement le film car il est niais à souhait, que son héroïne est l'un des personnages les plus stupides de l'Histoire du cinéma, ou soit je suis en dehors de ce côté nostalgique qui me renvoie à l'enfance. Forcément, moi, j'étais plutôt "Massacre à la Tronçonneuse", et je n'étais pas là quand Disney a sorti le film au cinéma et s'est sorti de la faillite. Et c'est l'un des seuls dessins animés que j'ai découvert 1 seule fois en VHS, avant de la vendre. C'est très rare.

# Postato mercoledì 18 luglio 2007 20:55

La Belle et la Bête

La Belle et la Bête

Titre: La Belle et la Bête

Titre Original: Beauty and the Beast

Année: 1991

Box Office: 347 900 000 $ (recettes totales), 207 000 000 $ (recettes hors USA), 25 487 028 $ (ressortie USA 2002)

Récompense(s): Oscars de la meilleure musique et de la meilleure chanson (1992), Annie du meilleur film d'animation Annie Awards (1992), Meilleure musique BMI Awards (1992), Golden Globes de la meilleure musique, la meilleure chanson et du meilleur film animé (1992), meilleure composition et meilleure chanson Grammy Awards (1993), meilleur nouveaux bonus Dvd Exclusive Awards (2002)

Réalisateur: Kirk Wise, Gary Trousdale

Scénaristes: Roger Allers, Kelly Asbury, Brenda Chapman, Tom Ellery, Kevin Harkey, Robert Lence, Burny Mattinson, Brian Pimental, Joe Ranft, Christopher Sanders, Bruce Woodside, Linda Woolverton

Casting: Paige O'Harra (Beauty), Robby Benson (Beast), Richard White (Gaston), Jerry Orbach (Lumiere), David Ogden Stiers (Narrator), Angela Lansburry (Mrs. Potts), Bradley Pierce (Chip), Jesse Corti (Lefou)

Synopsis: Le film nous conte l'histoire de Belle, une jolie jeune femme se plongeant dans ses livres du matin au soir, à défaut de répondre aux avances de Gaston, vulgaire chasseur tentant de la séduire. Lorsqu'on son père, inventaire un peu fou et perturbé, disparaît dans la forêt, elle se rend dans un château où il semble s'être arrêté. Elle fait alors le choix cruel de laisser son père partir et de devenir la prisonnière de la Bête, un ancien prince devenu hideux après une malédiction. Mais au delà des apparences, ces deux personnages si différents vont apprendre à se connaître au milieu de ce paysage magique et des objets totalement délirants.

Critique: Quand on attaque la vision d'un film comme "La Belle et la Bête", on ressent à la fois excitation et peur. Excitation car tout le monde connaît ce film, tout le monde l'a déjà vu au moins 10 fois dans son enfance (surtout la génération 90), et tout le monde connaît ses recoins puisqu'il a atteint un succès sans précédent, allant même jusqu'à être sélectionné aux Oscars de meilleur film face au "Silence des Agneaux". Et justement, la peur vient du faites que lorsqu'on grandit, on apprécie moins certaines choses si notre part d'enfance nous a définitivement quitté. Ce serait la réaction primaire du fan de base du dessin animé de chez Disney, ce que je ne suis pas. J'ai vu une dizaine de fois le film, et je ne l'ai jamais aimé. Comme la moitié des animés que je prend la peine de critiquer par plaisir. Et donc, mon étonnement est encore plus grand quand je me rend compte que "La belle et la bête" est tout bonnement excellent.

Après une séquence d'introduction qui n'a rien perdu de son efficacité (une voix roque nous montre à travers plusieurs vitraux la malédiction de ce prince transformé en bête à cause de son égoïsme), le spectateur retrouve donc tout ce qui faisait le charme du dessin-animé à sa sortie en 1991: une animation quasiment parfaite, des personnages très loin des clichés habituels du conte de fée et un traitement très original de l'histoire. En effet, le récit se construit de plusieurs manières après la présentation des personnages. Le film est composé de 2 parties distinctes, abordant le point de vue de Belle: son enfermement et donc sa réticence envers la Bête, puis son amour naissant pour son hôte, malgré leurs différences. Chaque partie offre aussi une double linéarité, avec la vie dans le château et la vie en dehors, multipliant les seconds rôles avec une simplicité déconcertante. Tout se joue à la seconde prêt, et le timing est parfait.

Bien entendu, le charme de l'oeuvre et de cette construction doit beaucoup à son lot de personnages. Dans le village, on retrouve donc l'hilarant Gaston, une parodie bien construite du prince habituel (hypocrite, égoïste, faussement charmeur, désintéressé, narcissique), suivi de son hideux acolyte . On a ensuite le père de Maurice, un vieux bonhomme totalement déjanté et particulièrement hilarant, surtout lorsqu'il tente de se donner raison face aux choix de son cheval. Des personnages qui sont tout simplement bien éloignés des apparitions "tout le monde est beau dans un conte de fée".
Dans le château, le festival de magie et d'inventivité peu donc commencé, et il y a beaucoup de choses à observer au fil des visions du métrage, ainsi que beaucoup de sous-personnages représentés par des objets qui ont subit la même malédiction que leur maître. Les deux principaux sont Lumière, un chandelier aux grands airs d'orateurs, et Big Ben, une pendule moustachu soumise aux choix souvent mauvais de son compatriote. Plus on entre dans la maison, plus les personnages deviennent nombreux: une théière et son petit garçon curieux, une commode, un petit repose pied en guise de chien, ou encore une carriole marchant toute seule dans la forêt.

Il est important de noter l'importance de la noirceur et de la décadence par rapport aux contes normaux et aux films du même type. Puisant ses inspirations dans la mythologie du conte (et dans "La Belle et la Bête", le chef d'oeuvre de Jean Cocteau avec Jean Marais) où l'on retrouve quelque peu un prince déchu et autoritaire, et une rose au centre du récit (ici magique et fatale), on peut aussi noter également les références ouvertes à "King Kong", surtout lorsque la Bête sauve la Belle des griffes de loup (séquence anthologique). En lui même, le film n'est pas comme les autres, et pour cause: une Belle jeune femme, qui pour une fois n'enchaîne pas conneries sur conneries, qui tombe amoureuse d'un hideux prince poilu, ça ne court pas les rues dans les studios. Et même si sa conclusion est un happy-end flamboyant, il faut aussi se souvenir que finalement, la Bête en elle-même est morte, cette même Bête qui avait séduit la Belle avant d'apparaître sous la forme d'un prince tête à claque. Il en va de même avec l'attaque finale des villageois, sous la pluie, un pur moment de noirceur et de lâcheté avec ce pauvre Gaston tuant la Bête de dos.

Le seul reproche que je ferais principalement au métrage est le surplus de chanson, dominant largement une partie du dessin-animé. Les séquences musicales s'enchaînent donc, et certaines font vraiment preuves de redondances, contrairement à d'autres plus simples (la présentation de Belle, le délire "C'est la fête", le foutoir à la taverne de Gaston). C'est bien dommage, car on perd le fil par moment si on ne plonge pas dans ce bain musical assez fade. Mais globalement, tout est encore réussi dans ce domaine.

Au final, vous l'aurez compris si vous me lisez régulièrement (comment ça non ?), "la belle et la bête" est un sacré moment de bonheur et de nostalgie, qu'on le veuille ou non. Et même si, comme moi, vous ne l'avez pas aimer dans votre enfance ou vous l'avez oublié, il est bon de le revoir pour se remémorer de souvenirs importants et pour garder en mémoire la virtuosité de l'oeuvre, tant au plan de l'animation que du scénario simple mais intéressant dans sa construction et son ambiance. Un exemple à suivre, une oeuvre culte.

# Postato mercoledì 18 luglio 2007 21:02